La rénovation et la protection des façades constituent un enjeu majeur dans le domaine de la construction, alliant des impératifs esthétiques et techniques. Au cœur de ces préoccupations se trouvent les revêtements d'imperméabilité, dont le rôle est de garantir la longévité et la résistance des ouvrages face aux agressions climatiques. La norme NF DTU 42.1, « Réfection de façades en service par revêtements d'imperméabilité à base de polymères », dans sa version révisée, intègre les normes européennes et consolide les pratiques du marché français, tout en introduisant de nouvelles dispositions, notamment pour les façades en mortier de plâtre « type parisien ». Cette norme, divisée en trois parties distinctes, offre un cadre technique et réglementaire indispensable pour les professionnels du bâtiment.

1. La Structure du Nouveau DTU 42.1
La version actualisée de la NF DTU 42.1 est composée de trois documents fondamentaux, chacun abordant un aspect spécifique des travaux de réfection de façades :
NF DTU 42.1 P1-1 : Cahier des Clauses Techniques (CCT)Ce document, portant l'indice de classement P 84-404-1-1, annule et remplace les versions antérieures de la norme NF P 84-404-1 et le fascicule de documentation NF FD 84-405. Il définit les exigences techniques générales pour les travaux de réfection de façades en service par revêtements d'imperméabilité à base de polymères. Il intègre désormais les règles professionnelles spécifiques à la réfection des façades en mortier de plâtre « type parisien » par ces mêmes revêtements. L'application de cette partie est effective depuis le 3 novembre 2007. Il est à noter qu'une deuxième version de ce document, modifiant la figure 2 et le tableau 1, a été mise en ligne le 3 décembre 2007.
NF DTU 42.1 P1-2 : Critères Généraux de Choix des Matériaux (CGM)Identifié par l'indice de classement P 84-404-1-2, ce document est crucial pour la sélection adéquate des matériaux. Il intègre les nouvelles normes européennes relatives aux produits de revêtement et reprend les dispositions de l'ancien guide d'emploi, définissant ainsi la composition des revêtements à privilégier pour les travaux réalisés conformément à la NF DTU 42.1 P1-1.
NF DTU 42.1 P2 : Cahier des Clauses Spéciales (CCS)Ce document, portant l'indice de classement P 84-404-2, traite des aspects administratifs et contractuels spécifiques aux travaux de réfection couverts par la NF DTU 42.1 P1-1. Il remplace la norme homologuée NF P 84-404-2 de septembre 1993 et est applicable depuis le 3 novembre 2007.
Bien qu'une tendance à la consolidation des textes normatifs dans une publication unique soit parfois souhaitée par certains acteurs du secteur, la structure actuelle en trois parties permet une clarté et une spécificité appréciables pour chaque domaine abordé.
2. Évolutions et Adaptations Historiques des Normes de Façade
La nouvelle version du DTU 42.1 s'inscrit dans une continuité historique, s'appuyant sur les dispositifs expérimentaux établis dès 1993. L'évolution du marché des revêtements techniques de façade, marqué par une croissance significative passant de 35 000 tonnes en 1990 à près de 60 000 tonnes, ainsi que l'ouverture du marché commun européen, ont rendu indispensable une normalisation française plus rigoureuse. Celle-ci vise à encadrer la nature des produits, leurs conditions de vente et de mise en œuvre.
Historiquement, deux séries de documents normatifs complémentaires coexistaient :
- Normes P 84-401, P 84-402 et P 84-403 (juin 1989) : Ces normes définissaient les caractéristiques des différents revêtements applicables sur les façades en service.
- Règles professionnelles SNJF/UNPVF (avril 1990) : Elles précisaient la nature des systèmes à appliquer et les conditions d'exécution des travaux en fonction des désordres constatés.
La norme NF P 84-804-1, NF P 84-804-2 et NF P 84-804-3 - DTU 42.1 d'octobre 1993 a ensuite regroupé et remplacé ces règles professionnelles, avec des précisions apportées par le fascicule P 84-405 en 1998.
2.1 Les Normes P 84-401 et Suivantes : Une Approche Performancielle
Ces normes étaient caractérisées par leur approche purement performancielle. La satisfaction des exigences d'un revêtement était évaluée par des essais en laboratoire et la vérification de son comportement sur des sites expérimentaux. Les critères clés testés incluaient :
- Résistance à la fissuration : Capacité à résister aux fissures existantes et à prévenir l'apparition de nouvelles.
- Perméabilité à la vapeur d'eau : Permet au mur de "respirer", évitant l'accumulation d'humidité interne.
- Imperméabilité à l'eau liquide : Protection contre la pénétration de l'eau de pluie.
- Adhérence au support : Assure la pérennité du revêtement sur la façade.
- Tenue au vieillissement : Résistance aux effets du temps et des conditions climatiques.
La norme NF P 84-403, en particulier, classifiait les revêtements de façade selon leurs fonctions principales : décoration, imperméabilité, et isolation thermique.
2.1.1 Le Classement « DIT »
Ce système de classement, inspiré du classement UPEC pour les revêtements de sols, visait à simplifier le choix des systèmes en fonction de leur destination :
- Classe D (Décoration) : Englobait les peintures, hydrofuges, revêtements semi-épais (RSE) « esthétiques » et revêtements plastiques épais (RPE).
- Classe I (Imperméabilité) : Concernait les RSE « techniques » assurant la protection contre l'eau de pluie.
- Classe T (Isolation Thermique) : Destinée aux systèmes d'isolation par l'extérieur.
Il est important de noter que la classe T n'a jamais réellement vu le jour, l'isolation thermique ayant évolué vers des réglementations et des textes qui lui sont propres, distincts du DTU 42.1.
Le classement « DIT » a également eu un impact majeur sur les garanties contractuelles, en définissant et imposant des durées de garantie légale :
- Produits D1, D2, D3 : Liés aux DTU 59.1 et 59.2, associés à une garantie de « bonne tenue » de deux ans.
- Systèmes I1, I2, I3, I4 : Liés au DTU 42.1, associés à une garantie d'« imperméabilité » de dix ans. Un produit « imperméable » au sens de cette norme laisse passer la vapeur d'eau mais pas l'eau de pluie. Cette garantie vise la fonction « clos » du bâtiment, telle que définie par le Code civil et précisée par la loi SRU en 2000 au titre du logement décent.
Il convient de souligner que pour les systèmes I1 à I4, la bonne tenue, l'écaillage, le changement d'aspect et la fissuration non infiltrante ne sont pas couverts par la garantie.
2.1.2 Incidence sur les Produits et les Matériaux
La normalisation a mis en évidence la nécessité de systèmes à base de polymères « réticulables », c'est-à-dire capables de sécher de manière irréversible sous l'action des rayons UV du soleil. Cela a conduit au développement d'une nouvelle génération de produits :
- Revêtements à base de résines vinyliques et/ou acryliques réticulables : Ces revêtements, seuls reconnus par la norme, ont progressivement remplacé les anciennes peintures thermoplastiques. Leur comportement élastomérique leur permet de résister à la microfissuration et à la fissuration du support. Ils sont définis dans la norme NF P 84-403 et leur application est régie par le DTU 42.1 (norme NF P 84-404).
La diversité des finitions (lisses, roulées, granitées, talochées, ribbées, intégrant des grains de marbre) est obtenue en variant la granulométrie des enduits et l'outil de mise en œuvre.

La norme exclut explicitement les systèmes incolores et ne retient que les revêtements pigmentés dont la teinte présente un système d'absorption solaire inférieur à 0,7, généralement les tonalités claires. Les teintes trop foncées, en absorbant excessivement la chaleur, peuvent fragiliser le subjectile. Les systèmes visés par la norme sont exclusivement destinés à la réfection de façades en service, et non aux travaux neufs. Leur objectif principal est de préserver les façades des défauts de microfissuration ou de fissuration, qu'ils soient déjà présents ou susceptibles d'apparaître.
2.1.3 Le Fascicule NF P 84-405 : Précisions Essentielles
Publié en 1998, le fascicule NF P 84-405, bien que souvent négligé, a apporté des compléments cruciaux aux normes NF P 84-804-1, NF P 84-804-2 et NF P 84-804-3 - DTU 42.1. Il a notamment précisé :
- La sensibilité au vieillissement naturel des résines incolores : Les revêtements incolores sont plus susceptibles de montrer des signes de vieillissement prématuré.
- Les dangers liés à l'application de certains systèmes : L'application d'un revêtement d'imperméabilité I2 en une seule couche sur impression, ou d'un système I4 sans entoilage, peut présenter des risques. Ces points sont désormais intégrés dans le NF DTU 42.1 P1-1 et P1-2.
- Les modalités de mise en œuvre sur supports spécifiques : Le fascicule a abordé la mise en œuvre sur des supports non initialement visés par le DTU 42.1, tels que le mortier de plâtre (pour lequel des règles professionnelles existent depuis juin 1997), les panneaux et dalles de béton cellulaire, les surfaces inclinées (jusqu'à 45°), et les enduits sur isolant (cas nécessitant une étude spécifique et un avenant à l'assurance).
- Les conséquences du non-respect des conditions de décapage des anciens revêtements organiques : Ce point, souvent le moins respecté, est d'une importance capitale. Les règles strictes relatives au décapage, dont la nécessité est conditionnée par la classe du revêtement, sont impératives. Une étude préalable réalisée par une autorité indépendante du chantier (annexe normative B du DTU 42.1) est requise pour envisager la conservation du support. En cas de litige, l'absence d'une telle étude peut entraîner le non-recouvrement par les assureurs.
2.2 Les Règles Professionnelles SNJF/UNPVF
Éditées en avril 1990, ces règles professionnelles, cosignées par le SNJF et l'UNPVF, ont établi les standards de l'art pour les travaux de réfection de façades, notamment en matière d'imperméabilité. Elles comprenaient un guide d'emploi détaillant la nature du revêtement minimal à appliquer en fonction de l'état de la façade et de l'évolution supposée des fissures. L'objectif était d'uniformiser la qualité des prestations des entrepreneurs et de privilégier la qualité des travaux par rapport aux surenchères commerciales. Ces règles couvraient le diagnostic, le choix des solutions, la préparation des supports, la mise en œuvre des revêtements, ainsi que les conditions d'usage et d'entretien. La plupart de ces dispositions étaient déjà couramment appliquées sur les chantiers et intégrées dans les cahiers des charges des fabricants.
2.3 Règles Professionnelles sur la Réfection de Façades en Mortier de Plâtre « Type Parisien »
L'application réussie du DTU 42.1 sur le terrain a conduit à l'extension de ses règles au ravalement des façades en plâtre de type parisien. Cette spécification « parisien » trouve son origine dans une ordonnance royale de 1667, imposant le plâtrage des façades parisiennes suite à l'incendie de Londres. La réglementation restreint ainsi son champ d'application à une typologie architecturale locale, à une nature de plâtre spécifique et à la climatologie de la région.
Les façades en plâtre parisiennes intègrent souvent des pans de bois cachés. Le plâtre d'antan, qualifié de « au panier », est en réalité un mortier de plâtre grossier. Les études menées à Paris ont démontré que l'application d'un produit d'imperméabilité, réduisant légèrement les échanges gazeux, ne nuit généralement pas à la conservation des pans de bois, même par grand froid. Le risque de condensation interne n'apparaît qu'à des températures extrêmes (environ -15°C) et le point de rosée n'est généralement pas localisé au niveau des pans de bois. Les températures basses de cette ampleur sont rares à Paris et de courte durée.
Les règles professionnelles « Réfection de façades en mortier de plâtre " type parisien " », expérimentées depuis 1997, constituent une réponse fiable à cette problématique. Elles apportent des précisions sur :
- La nature du matériau de réparation : Un mortier de plâtre et chaux aux qualités physiques proches du plâtre ancien, dont la composition est décrite dans le DTU 26.1 (« Enduits aux mortiers de ciment de chaux et de mélange plâtre et chaux aérienne »). La formule typique est : 1 volume de chaux aérienne, 2 volumes de sable et 3 volumes de plâtre gros, pour 2,5 volumes d'eau.
- L'importance du temps de séchage : Un délai minimum de trois semaines est requis avant l'application du système d'imperméabilité.
- Une approche moderne du ravalement : Ces règles permettent de répondre aux risques liés aux fissurations existantes et futures par l'application d'un système souple, assurant une pérennité au moins décennale, correspondant à la durée légale de maintien en bon état de propreté des façades.
3. Principales Nouveautés de la Révision du DTU 42.1
La nouvelle version du DTU 42.1, à travers ses trois parties, intègre des modifications substantielles visant à aligner la norme française sur les standards européens et à intégrer des pratiques éprouvées :
3.1 NF DTU 42.1 P1-1 : Modifications Clés
Les modifications apportées à cette partie du DTU incluent :
- Adaptation aux normes européennes de produits : Harmonisation avec les nouvelles réglementations européennes concernant les matériaux de revêtement.
- Intégration des règles professionnelles pour les façades en mortier de plâtre « type parisien » : Formalisation des pratiques spécifiques à ce type de support.
- Intégration des spécifications du fascicule FD P 84-805 : Les points abordés dans ce fascicule sont désormais partie intégrante du DTU. Cela concerne notamment :
- La sensibilité au vieillissement naturel des résines incolores, excluant les revêtements foncés (coefficient d'absorption solaire > 0,7) et les revêtements incolores ou non chargés/pigmentés.
- Les dangers potentiels d'un revêtement I2 en une seule couche sur impression ou d'un I4 sans entoilage. Les revêtements I2 sont explicitement déconseillés sur les supports en mortier de plâtre.
- La question de la mise en œuvre sur le mortier de plâtre, désormais résolue par l'intégration des règles professionnelles spécifiques.
- Le non-respect des conditions de décapage des anciens revêtements organiques : Le décapage est la règle générale. Il peut être exceptionnellement évité si une étude préalable, réalisée selon l'annexe A de la NF DTU 42.1 P1-1, conclut au maintien de ces revêtements. Cette étude est obligatoire avant les travaux. Pour les surfaces supérieures à 500 m², l'étude doit être menée par un professionnel indépendant, choisi par le maître d'ouvrage et à sa charge. Pour les surfaces inférieures à 500 m², l'entrepreneur peut réaliser cette étude.
NF DTU 26.1 Tout sur l'enduit. Partie 1
3.1.3 Conditions de Réception des Travaux
Le DTU innove en définissant une méthodologie claire pour la réception des travaux, conforme à l'article 15 de la norme NF P 03-001 et aux dispositions de l'article 9 de la NF DTU 42.1 P1-1. L'état de finition doit correspondre aux documents particuliers du marché (DPM). Les surfaces de référence, exécutées selon le paragraphe 5.2 de la NF DTU 42.1 P1-1, servent de base de comparaison. De faibles écarts de coloris ou d'aspect sont considérés comme acceptables et usuels. En cas de désaccord technique, des vérifications d'épaisseur et d'adhérence sont effectuées conformément à la norme. La méthode d'appréciation visuelle repose sur une observation à 5 mètres minimum, avec un éclairage incident normal.
3.1.4 L'Obligation de Résultat et les Surfaces de Référence
Les surfaces de référence, présentes depuis la création du DTU, constituent un élément clé. Elles doivent être présentées avant le début du chantier et réceptionnées par le maître d'ouvrage (assisté du maître d'œuvre si applicable). Elles représentent une « obligation de résultat » pour tous les intervenants. Chaque type de support et de système de revêtement doit avoir sa propre surface de référence (minimum 2 m²), incluant toutes les opérations de préparation, d'application, et de traitement des fissures et joints. Ces surfaces peuvent révéler des incompatibilités entre revêtements anciens et nouveaux, ou un rendu d'aspect insuffisant dû à la nature du subjectile.
3.2 NF DTU 42.1 P1-2 : Critères Généraux de Choix des Matériaux - Une Transition Européenne
Cette partie du DTU a fait l'objet d'une révision technique et rédactionnelle significative, introduisant une transition progressive vers la normalisation européenne.
3.2.1 Classement Européen des Revêtements (EVWA)
La norme européenne NF EN 1062-1 impose un nouveau système de classification basé sur quatre critères :
- E (Épaisseur du revêtement) : Classes de 1 à 5, allant jusqu'à plus de 400 µm.
- V (Perméabilité à la vapeur d'eau) : Classes 1 (faible), 2 (moyenne), 3 (grande).
- W (Perméabilité à l'eau liquide) : Classes 1 (grande), 2 (moyenne), 3 (faible).
- A (Résistance à la fissuration) : Classes de 1 à 5, allant jusqu'à 2 500 µm, et classe 0 pour les produits non concernés.
Cette nouvelle approche, bien que prévoyant une coexistence temporaire avec le classement français I1 à I4 (défini par la norme XP T 34-722), est appelée à remplacer progressivement la classification nationale. Les fabricants adaptent déjà leurs catalogues et conditionnements à ce nouveau langage.
Les normes européennes associées incluent :
- NF EN 1062-3 : Perméabilité à l'eau liquide.
- NF EN ISO 7783-2 : Perméabilité à la vapeur d'eau.
- NF EN 1062-7 : Résistance à la fissuration.
3.2.2 La Norme XP T 34-722 : Un Outil de Transition
La norme française XP T 34-722 joue un rôle essentiel de passerelle entre les classifications françaises et européennes. Elle établit un tableau de correspondance permettant aux professionnels de répondre aux normes de travaux faisant référence aux classements français, en utilisant des revêtements conformes au classement européen. L'objectif est d'assurer une transition fluide et sans "stress" pour le marché.
3.2.3 Équivalence entre Classifications Française et Européenne
Le classement d'équivalence EVWA, défini par la norme XP T 34-722, permet d'établir le lien entre la classification des systèmes de revêtement selon la norme française XP P 84-403 et la classification européenne selon la série des normes NF EN 1062. Pour satisfaire une norme de travaux faisant référence aux classements français, il suffit que le classement européen du revêtement soit conforme au tableau de correspondance de la norme XP T 34-722.
3.2.4 Portée et Développements Prévisibles
La norme européenne NF EN 1062-1 est une norme générique applicable à une large gamme de revêtements sur maçonnerie et béton, en extérieur comme en intérieur. Ces normes de produits ne remettent pas en cause les normes de travaux et les règles professionnelles spécifiques aux systèmes visés. À terme, la disparition de la norme française est probable, certains fabricants ayant déjà intégré la classification européenne dans leur documentation.
3.3 NF DTU 42.1 P2 : Cahier des Clauses Spéciales - Aménagements Contractuels
Cette partie du DTU a été légèrement modifiée pour clarifier la liste des travaux dus par l'entrepreneur et ceux qui en sont exclus, sauf dispositions contraires dans les documents particuliers du marché (DPM).
Travaux dus : Outre les spécifications antérieures, cette liste inclut désormais les rebouchages localisés, les réparations locales de supports dégradés non structurels, la réfection des joints de calfeutrement de menuiserie, le choix des produits conformément au DTU 42.1 P1-2, la fourniture et mise en œuvre des revêtements sur les parois désignées, le traitement des acrotères et le traitement des surfaces de référence.
Travaux non dus : La liste s'enrichit de :
- Le dressage des parements par enduit ou mortier pour corriger les défauts de surfaçage.
- L'application locale sur enduit au mortier de plâtre d'un produit visant à améliorer l'aspect final.
- Les réparations de supports dégradés à caractère structural, nécessitant un diagnostic préalable par un professionnel.
- Les travaux supplémentaires résultant d'un constat après décapage d'anciens revêtements organiques.
- Le recours à des finitions non prévues au marché pour des raisons d'aspect constaté sur une surface de référence.
- Les travaux de zinguerie.
- Toute fourniture de produits imposée par le maître d'ouvrage/maître d'œuvre non conforme aux clauses d'application des documents du DTU 41.2.
4. Lacunes et Perspectives Futures
Malgré les avancées significatives apportées par la révision du DTU 42.1, certains aspects méritent une attention particulière et font l'objet de débats dans le secteur :
4.1 Qualité Environnementale et COV
La nouvelle version du DTU n'aborde pas directement la question de la qualité environnementale des revêtements. Or, les composés organiques volatils (COV) émis par les peintures représentent une préoccupation environnementale majeure. La directive européenne COV de 2004 vise à réduire ces émissions, conduisant à la disparition progressive des produits en phase solvante au profit des systèmes en phase aqueuse, déjà largement adoptés par la majorité des fabricants de traitements de façade.
4.2 Aération des Logements
Un point d'ombre concerne l'aération permanente des logements situés derrière les façades traitées. Ni l'ancienne ni la nouvelle version du DTU n'évoquent explicitement les conditions d'aération. Or, dans le bâti ancien, cette question est cruciale pour la pérennité de la structure et le confort des occupants. L'absence de mention dans les règles de diagnostic, de choix de solutions, ou de conditions d'usage et d'entretien, laisse un vide qui pourrait avoir des conséquences sur la gestion de l'humidité dans les bâtiments.
5. Le Rôle Essentiel des Normes Techniques dans la Construction
Dans le secteur de la construction, la garantie de la qualité et de la durabilité des ouvrages repose sur des standards et des normes rigoureuses. Les Normes Françaises de Document Technique Unifié (NF DTU) sont au cœur de ce dispositif, définissant les règles de l'art applicables à toutes les étapes de la construction. Elles fournissent des recommandations précises sur les techniques, les matériaux, les méthodes d'exécution et les contrôles, assurant ainsi la qualité, la sécurité et la conformité aux réglementations nationales et européennes.
Le NF DTU 42.1, en particulier, est un guide indispensable pour les professionnels intervenant dans la réfection de façades par revêtements d'imperméabilité à base de polymères. Son domaine d'application couvre les surfaces verticales de tous types de bâtiments en France, quelles que soient les conditions climatiques. Il spécifie les matériaux à utiliser, les exigences de mise en œuvre, les procédures de préparation des supports, et les modalités de réception des travaux.

Le DTU 42.1 ne vise pas les revêtements purement décoratifs, les teintes foncées ou incolores, ni les parois en contact direct avec l'humidité ou exposées aux remontées capillaires. Il s'applique aux murs constitués d'une grande variété de matériaux, tels que le béton, les éléments maçonnés, les revêtements scellés ou collés, les bétons architectoniques, le béton cellulaire, les briques et pierres de parement, ainsi que les maçonneries anciennes enduites au plâtre ou au mortier de plâtre et chaux.
La préparation des supports est une étape primordiale, incluant le nettoyage, la reprise des défauts apparents et cachés, le rebouchage, la réparation des parties mal adhérentes, et la réfection des joints et fissures.
La mise en œuvre des revêtements d'imperméabilité requiert un support sec et une température de surface adéquate. L'application se fait généralement en deux étapes : une couche d'impression suivie de l'application du revêtement lui-même, par rouleau, projection ou autre technique préconisée par le fabricant. Les points singuliers doivent être traités avec une attention particulière pour garantir l'étanchéité.
La réception des travaux s'effectue par vérification de caractéristiques telles que l'épaisseur ou l'adhérence, selon des modalités précises définies dans le DTU. Les surfaces de référence jouent un rôle clé dans ce processus, servant d'étalon de qualité et de résultat attendu.
En somme, le NF DTU 42.1 constitue un ensemble de recommandations fiables et éprouvées, essentiel pour garantir la bonne exécution des travaux de réfection de façades, répondre aux attentes des clients et assurer la pérennité des ouvrages dans le respect des normes techniques et réglementaires en vigueur.
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