Un ouvrage en béton, qu'il s'agisse d'un mur ou d'un sol, peut aisément être peint, à condition qu’il soit bien sec et que le revêtement choisi dispose des caractéristiques adaptées à ce type de support. Si vous envisagez des travaux de peinture sur une surface bétonnée dans votre maison ou votre jardin, il est donc judicieux de suivre les conseils qui suivent. Vous saurez quels sont les éléments à prendre en considération avant de peindre le béton et quelle est la durée de séchage à respecter, afin d’obtenir un résultat optimal et durable.
Pourquoi attendre que le béton soit sec avant l'application d'un hydrofuge et d'une peinture ?
Peindre un sol béton nécessite quelques précautions. En effet, il est primordial de respecter le temps de séchage d'une dalle en béton avant sa mise en peinture avec la peinture sol béton. Le délai de prise du ciment est une des préoccupations essentielles après l'avoir coulé, pour pouvoir ensuite décoffrer, puis peindre. Le séchage à cœur sera la condition pour que la peinture ou l'hydrofuge accroche de façon optimale.
En effet, cette étape de séchage est importante, car elle assure au béton une bonne tenue face aux différentes sollicitations à venir. Le délai de séchage doit être respecté afin d'éviter des remontées d'humidité susceptibles de décoller le film de peinture ou de compromettre l'efficacité de l'hydrofuge. Il n'est pas possible d'appliquer un revêtement sur une chape en béton encore humide. Une résine de sol ne peut tenir sur un béton lorsqu'il n'est pas suffisamment sec. L'application d'un hydrofuge sur un béton non sec peut également entraîner une mauvaise pénétration du produit, réduisant son efficacité protectrice contre l'eau.

Quelle est la durée de séchage du béton avant application d'un hydrofuge ?
Même si le durcissement du béton peut se faire en quelques heures, il n’atteint sa résistance optimale qu’au bout de 28 jours. Il est donc impératif d'attendre 3 à 4 semaines minimum avant toute mise en peinture ou application d'un hydrofuge sur un sol. Toutefois, la durée peut varier en fonction de plusieurs éléments :
- L'épaisseur : plus la dalle en béton est épaisse, plus le séchage sera long. On estime qu’il faut attendre environ une semaine par centimètre d’épaisseur (environ 10 semaines pour une épaisseur de 10 cm par exemple). Pour des structures comme les planchers sur hourdis, le séchage est estimé à 12 jours. Les fondations d'une maison en béton sont considérées comme sèches au bout de 3 semaines, tandis qu'un mur banché nécessite environ 28 jours.
- Les conditions climatiques : lorsqu’il fait froid, le béton a plus de mal à prendre, alors qu’au-dessus de 25°C, les phases de prise et le séchage sont rapides. Une température avoisinant les 5°C peut allonger la prise du béton jusqu'à un facteur 5. Il est généralement interdit de mettre en œuvre du béton à une température inférieure à 5°C, sauf utilisation de ciments spéciaux ou d'adjuvants.
- Les caractéristiques des matériaux de construction composant le béton et leur qualité (ciment, sable, graviers, etc.) : leur porosité influe sur la capacité à absorber l’eau ou à la restituer. La finesse de la mouture du ciment, la quantité d’eau utilisée, la présence de déchets organiques, ou encore la compacité du béton, sont autant de facteurs influençant le temps de séchage.
S’il existe bien des adjuvants pour retarder ou accélérer la prise de bétons, il n’existe aucun système connu de séchage accéléré de ce matériau. Il faut donc s'armer de patience et bien respecter les phases de séchage conseillées par les fabricants de béton.
🇫🇷 "SÉCHAGE" du BÉTON (DALLE / FONDATION): faut-il ATTENDRE 28 JOURS ? SIR 5 ✞
Tester l'humidité du béton avant d'appliquer un hydrofuge ou une peinture
Après durcissement, il est conseillé de faire un test pour vérifier si le béton est encore humide. Il suffit de fixer un film de plastique (polyane) sur le matériau avec du ruban adhésif, en s'assurant d'une étanchéité parfaite des bords. Patientez ensuite 48 heures (ou 2 à 3 jours selon certaines recommandations) avant de le retirer. Si vous constatez qu’une réaction de condensation humidifie le ruban adhésif ou le dessous du film plastique, le béton est trop humide. Il faut alors attendre le séchage complet de la surface avant toute application d'un hydrofuge ou d'une résine.
Comment préparer un béton avant l'application d'un hydrofuge ou d'une peinture ?
Pour préparer un béton avant d'appliquer un hydrofuge ou une peinture, il faut laisser sécher correctement la surface, la dégraisser soigneusement et bien neutraliser l'alcalinité du ciment.
- Laisser sécher le béton : il est indispensable d'attendre un séchage à cœur du béton avant la mise en œuvre de tout traitement. Il est nécessaire de patienter 3 à 4 semaines minimum lorsqu’une chape vient d'être coulée. On prend le risque d'un mauvais accrochage de la peinture ou d'une efficacité réduite de l'hydrofuge si ce laps de temps n'est pas bien respecté.
- Dégraisser le béton : lorsqu'un sol est trop gras, l’utilisation d’un nettoyant alcalin comme le dégraissant sol est recommandé. Il se mélange avec de l’eau chaude ou tiède afin d'améliorer sa performance. Il est conseillé de bien frotter les tâches les plus tenaces à l'aide d'une brosse pour renforcer l'efficacité du dégraissage.
- Neutraliser l'alcalinité : il ne faut pas négliger de bien supprimer la laitance résiduelle avec le neutralisant ciment, lorsque les ciments sont neufs ou même anciens. Il a pour but de neutraliser l’alcalinité du ciment afin d'empêcher les décollements de la peinture par la suite ou d'assurer une meilleure adhérence de l'hydrofuge. Il permet à la résine de mieux s'enraciner dans le support.

L'application d'un primaire pour une meilleure adhérence
Pour préparer un béton avant l'application d'une peinture, il faut impérativement contrôler l'humidité du béton, appliquer un primaire pour une bonne accroche avant de laisser sécher la sous-couche.
- Contrôler l'humidité : il faut proscrire toute application d'une peinture sur des bétons saturés d’humidité. Il est fortement recommandé de procéder à un test auparavant afin de vérifier l'absence d’humidité.
- Appliquer le primaire : il permet de renforcer la cohésion de la peinture de finition sur la dalle en béton. Il est conseillé d'utiliser un rouleau muni d'un manchon adapté. La sous-couche s'applique en couche mince en évitant toute surcharge de peinture.
- Laisser bien sécher : il est primordial d’attendre que la sous-couche soit bien sèche avant de la recouvrir par une peinture de finition. Il est nécessaire que le film soit suffisamment dur en profondeur pour éviter tout risque de détrempe. Il est important de ne pas emprisonner de diluant entre les différentes couches de peinture.
Comment peindre un béton avec une peinture de sol adaptée ?
Avant de peindre un béton avec une peinture de sol spécifique, il est indispensable de respecter les bonnes conditions de température, de mélanger soigneusement le durcisseur, puis de peindre avec un rouleau approprié.
- Conditions de température : il est recommandé de peindre lorsqu’il ne fait ni trop chaud, ni trop froid. La peinture sèche plus lentement en dessous de 15 °C. Par contre, elle ne sèche plus du tout en dessous d’une température de 5 °C. Il faut donc éviter de peindre lorsque les températures sont en dessous de 5 °C ou lorsque la chaleur dépasse 30 °C.
- Mélanger le durcisseur : il faut mélanger soigneusement le durcisseur avec sa base à l’aide d’une perceuse munie d’un mélangeur mécanique adéquat. Il doit être versé doucement afin d'obtenir un ensemble le plus homogène possible. Il faut toujours patienter 5 à 10 minutes pour évacuer les bulles d'air emprisonnées.
- Peindre au rouleau : optez pour l’utilisation d’un rouleau de qualité muni d'un manchon adapté qui résiste aux solvants agressifs. Il est recommandé d'emmancher le rouleau sur un manche télescopique.
Les chapes anhydrites et ciment : des spécificités de séchage
Il est important de noter que différentes types de chapes existent, avec des temps de séchage distincts. L'amalgame considérant à comparer chape anhydrite et chape à base de plâtre est d’ailleurs assez répandu. Les chapes anhydrite bénéficient d’une excellente conductivité thermique qui participe à l’amélioration de la performance des planchers chauffants. Rapidement stables dimensionnellement après leur mise en œuvre, les chapes fluides à base d’anhydrite ne nécessitent pas la pulvérisation d’un produit de cure, contrairement à la majorité des chapes ciment. On considère que le temps de séchage indicatif de ces chapes est d’ 1 semaine par cm d’épaisseur jusqu’à 4 cm et de 2 semaines par cm au-delà. Les chapes à base de sulfate de calcium, dans leur grande majorité sont incompatibles avec les planchers rayonnants électriques.
Les chapes fluides à base de ciment sont arrivées en France plus tardivement, à l’horizon des années 2000. Aujourd’hui, une nouvelle catégorie de chapes à liants spéciaux est en passe de devenir aussi performante que les chapes à base d’anhydrite avec des retraits faibles et une faible sensibilité à la fissuration. Compte tenu d’une certaine sensibilité des chapes ciment à la dessiccation, celles-ci nécessitent la pulvérisation d’un produit de cure. Celui-ci aura pour fonction de ralentir l’évaporation de l’eau contenue dans le mortier afin de retarder et limiter le retrait au jeune âge du mortier généralement responsable de fissuration de la chape.
Le séchage du béton : une étape primordiale pour la durabilité
Le séchage du béton, aussi appelé communément "prise", est une étape primordiale à respecter pour garantir le maximum de résistance et de durabilité à l’ouvrage réalisé avec ce matériau. Lors de tels travaux, la qualité du béton doit être vérifiée dans un premier temps au bout de 7 jours, puis ensuite de 28 jours, durée estimée d’un séchage quasi complet du béton et définie par la norme française NF EN 206-1. Ces durées varient toutefois en fonction de nombreux éléments extérieurs et selon l’usage qui est fait du béton.
La résistance du béton est donc inextricablement liée à la phase de séchage. Le temps de séchage est défini par deux périodes très importantes pendant lesquelles vous avez la possibilité d'effectuer des essais afin de vérifier la qualité du béton : un premier essai le septième jour et un second essai le vingt-huitième jour. Toutefois, moult facteurs (entre autres les conditions extérieures, la classe, la qualité, la teneur en eau, la compacité) influencent le temps de séchage du béton. La première est la phase dormante : cette première étape marque le début des réactions chimiques. Dès que les éléments ou les composants du ciment entrent en contact avec l'eau, ils se transforment en ions. C'est sans doute cette accumulation d'ions dans l'eau de gâchage qui occasionnera la prise et le durcissement du béton. Cette réaction chimique débute dès le malaxage ou le mélange des divers composants. La deuxième phase est la prise du béton : après quelques heures (2 heures environ), le béton devient de plus en plus rigide et dégage de la chaleur en raison de la forte concentration en ions de la solution. Cette étape marque ainsi le début du séchage. La troisième phase est celle du durcissement qui survient après la prise et se poursuit sur une longue durée de quatre semaines. La résistance du béton tant souhaitée ne s'obtient véritablement qu'au bout des 28 jours.

Les éléments qui influencent le temps de séchage du béton
Les conditions climatiques extérieures sont un facteur très déterminant lors de la phase de maturation du béton. En effet, en période chaude, la prise du béton sera relativement plus rapide, surtout si la température est vraiment haute (supérieure ou égale à 25 °C). La quantité d'eau contenue dans le béton s'évapore très rapidement. Et contrairement aux idées reçues, ceci est loin d'être un facteur très avantageux, car une prise trop rapide pourrait engendrer une perte de résistance du béton à longue échéance. Il est ainsi préconisé de privilégier des solutions d'hydratation ou de rafraîchissement de l'ouvrage. Vous êtes donc tenu d'arroser périodiquement la surface de votre béton ou de prévoir des branches refroidies, ou un retardataire de prise.
La période froide influe négativement sur le processus de maturation du béton et freine sa prise. Il est ainsi fortement recommandé de se référer aux textes règlementaires qui vous orientent ou vous guident dans la procédure à mettre en œuvre en cas de baisse de température. Lorsque la température ambiante avoisine le 5 °C, elle peut faire traîner ou allonger la prise du béton jusqu'à un facteur 5. Pour des mesures de précautions, il est donc interdit de procéder à une mise en œuvre du béton à une température inférieure à 5 °C.
Les adjuvants : des alliés pour modifier les propriétés du béton
Outre la perte de résistance évoquée ci-dessus, la pire des conséquences que peut entrainer une mauvaise maturation d’un béton est bien entendu la fissuration de l’ouvrage à long terme. Et, malheureusement, cette pathologie du béton est très fréquente, mais n’est pas toujours à mettre sur le dos d’un mauvais séchage du béton.
Il est possible de modifier la vitesse de prise en incorporant au béton frais des adjuvants ou des additifs, ou en utilisant un ciment prompt ou à prise rapide. D’autres types d’adjuvants permettent de modifier certaines propriétés physico-chimiques des bétons. Les adjuvants sont des additifs (des produits chimiques) qui se présentent sous une forme liquide ou en poudre et qu'on utilise lorsque les conditions sont défavorables pour la mise en œuvre du béton. Ils représentent habituellement 5 % de la masse du béton. Ils peuvent soit allonger, soit réduire véritablement le temps de prise ou de durcissement du béton. On distingue généralement deux types d'adjuvants : les accélérateurs de prise ou de durcissement et les retardataires de prise ou de durcissement. Les accélérateurs de prise ou de durcissement sont utilisés pour accroître la capacité de résistance du béton et sa rapidité de prise. On s'en sert souvent pour répondre aux exigences qu'imposent les travaux du chantier, ou lorsque les températures sont froides. Les retardateurs de prise quant à eux sont utilisés pour retarder le temps de prise et le durcissement du béton. Ils sont employés lorsque le béton est mis en attente durant un laps de temps avant d'être coulé ou en cas de forte chaleur. Il existe aujourd'hui différents types d'adjuvants susceptibles d'être retrouvés très facilement chez les revendeurs, les professionnels ou les particuliers.
Le temps de séchage du béton est déterminé par les normes françaises NF EN 206-1 en vigueur depuis près d'une vingtaine d'années. La phase de maturation est déterminante pour avoir un béton de très bonne qualité. En effet, elle est la dernière étape qui mérite une très grande attention et nécessite une combinaison harmonieuse des démarches à mettre en œuvre afin d'obtenir le résultat escompté, c'est-à-dire les caractéristiques principales qui justifieront de la bonne qualité du béton. Le temps de séchage régi par les normes NF EN 206-1 est rarement respecté sur les chantiers. Néanmoins, il est fortement conseillé de respecter une marge de temps déterminée afin de garantir les caractéristiques résistives que vous souhaitez. Le béton ne parvient qu'à sa phase de résistance en bonne et due forme à partir de 28 jours. Et puisqu'il n'existe aucun système de séchage, il est fortement conseillé de respecter scrupuleusement les durées conseillées.
Le béton, considéré comme le matériau le plus utilisé du monde, joue un rôle très important dans le domaine de la construction de logements, des voies, des ouvrages d'art. Sa malléabilité lui permet de prendre diverses formes. La pose d’un revêtement de sol sur une chape ou une dalle n’est possible qu’après un certain temps de séchage du support en béton ou en mortier. En effet le béton ou le mortier frais contient une quantité importante d’eau qu’il convient de laisser s’évaporer avant de poser un revêtement. Les textes règlementaires propres à chaque revêtement de sol sont des DTU (Documents Techniques Unifiés). Ces normes fixent les conditions de pose à respecter. Il est nécessaire de respecter un temps de séchage de la chape/dalle d’enrobage d’au moins trois semaines, puis d’effectuer une première mise en chauffe du votre plancher chauffant, avant de le recouvrir de revêtements de sol. Cette première mise en température doit être confiée à l’installateur du chauffage et respecter les préconisations du fabricant.
tags: #temps #sechage #beton #hydrofuge #plancher
